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Dossiers - Les traductions d'interviews
Film Fantasy, mars 2009
Robert Pattinson,
Acteur par accident
Une parole de son père a
poussé Rob sur les chemins de la comédie qui l’ont amené à la célébrité.
Personne
ne semble plus surpris de son succès soudain que Robert Pattinson lui-même.
Celui qui se décrit comme un solitaire semble trouver le concept de la célébrité
quelque peu hilarant et ne sait pas vraiment comment y faire face. Cependant,
comme vous le verrez dans les questions qui suivent, il semble près à suivre
cette route et est curieux de l’endroit où cela le mènera.
Pattinson
a, bien sûr, joué son premier grand rôle dans le quatrième volet de Harry
Potter, Harry Potter et la Coupe du Feu où il jouait Cedric Diggory mais
est arrivé sur le devant de la scène grâce à son rôle de Edward Cullen dans
l’adaptation du film de Stephenie Meyer Twilight. Il tourne actuellement
la suite du film, New Moon.
Film
Fantasy : Commencons par le début. Quand avez-vous commencé à jouer la comédie ?
Je n’ai jamais été dans une école ou quelque chose de ce genre. Je n’y avais
jamais pensé et puis un jour mon pére était dans un restaurant et il a vu un
groupe de jolies filles et il est allé leur demandés d’où elles venaient. Elles
ont dit qu’elles prenaient des cours de théâtre et il m’a dit : « Rob, tu
devrais aller à ce cours » C’est la seule fois où je l’ai vu faire quelque chose
comme ça. C’était vraiment très bizarre.
Où
cela s’est-il passé ?
A Londres. Alors j’y suis allé, d’abord j’ai travaillé dans
les coulisses et puis les personnes les plus agées sont parties et j’étais le
seul assez grand pour jouer un rôle principal. Et j’ai joué. Et puis j’ai eu un
agent.
Comment s’appelait la pièce ?
Our Town (Notre ville), une pièce de Thornton
Wilder . C’était vraiment la première fois que je jouais la comédie. Réellement.
Comment êtes vous arrivé à Hollywood ?
J’ai eu un agent ici après Harry Potter mais je
n’avais jamais vraiment fait l’effort de vraiment venir avant. Et puis l’an
dernier, j’ai fait un film dans lequel je joue Dali. C’était un film à petit
budjet mais je l’ai pris très au sérieux. Et puis je suis retourné à Londres
mais je me disais « Ma place n’est pas ici, je connais le bon endroit ». Alors
je suis retourné aux Etats Unis et en quelques jours, j’étais engagé pour
Twilight.
Allez
vous emménagé à Los Angeles ou restez à Londres ?
Londres fait parti de moi donc je ne peux pas vraiment quitter
cette ville. Je suis à Los Angeles depuis quelques mois mais je n’ai pas
l’impression d’y vivre. Mais il n’y a aucun travail à Londres à moins d’être
très célébre donc je dois rester à Los Angeles.
Est-ce
que vous trouvez que Los Angeles est très différent de Londres ? Vous ressentez
ce choc des cultures ?
Non, pas vraiment. Je crois que je suis un peu un solitaire,
donc l’endroit où je me trouve importe peu . J’ai le même train de vie.
Est-ce
que quelque chose vous manque ?
Ce qui manque, c’est de pouvoir marcher seul dans la rue, ça me
rend un peu dingue. L’odeur de Londres me manque aussi, c’est une odeur très
très spécifique. Nous sommes passés par Londres quand nous sommes allés à Rome
et quand nous avons survolés la ville j’ai failli fondre en larmes (rires) . Mon
chien me manque aussi.
Vous
avez dit que vous étiez solitaire. Est-ce que vous l’avez choisi ou est ce que
vous ne vous entendez pas forcément avec les gens ?
Je pense qu’il y a vraiment peu de personnes qui en valent
la peine. Je n’aime pas parler au téléphone, je ne peux pas entretenir une
relation avec des personnes qui ne veulent pas passer du temps avec moi (rires).
En plus, je bouge tout le temps. Je ne sais pas, la plupart du temps, je ne vois
pas à quoi ça sert. J’ai souvent l’impression de perdre mon temps alors au lieu
de voir des gens, je préfére créer quelque chose au lieu de sortir et de parler
Est-ce
que cela vous à faciliter la tache pour interpréter Edward Cullen qui est aussi
un solitaire ?
J’étais vraiment physiquement inapte à jouer ce rôle jusqu’à
l’an dernier alors je me suis éxercé durant longtemps et ensuite j’ai passé du
temps seul dans l’Oregon (où Twilight a été tourné). Pendant deux mois,
la seule personne que j’ai vu était mon entraineur, chaque jour. J’ai beaucoup
courru et je ne voulais simplement pas parler à quiconque durant deux mois.
Quand j’ai recommencé à parler, c’était comme si j’avais du mal à communiquer
(rires). Je ne me rappelais plus vraiment comment parler et pour moi cela
faisait partie des choses importantes dans la préparation du rôle. Et j’ai lu
les livres et le script, un million de fois.
Donc
vous n’avez communiqué avec personne ? Même pas par e-mail ?
Non, rien du tout. Je l’avais déjà fait pour un rôle
auparavant, je savais que je pouvais disparaitre ! Et c’est aussi très
libérateur en fait. Et ça a très bien fonctionné pour le personnage. Même quand
j’ai rencontré les autres membres du casting, je ne leur parlais pas de choses
personnelles. Ca a continué pendant longtemps, peut être un mois de tournage. Je
leur parlais seulement du film, des personnages, de choses de ce genre.
Ca ne
devait pas être très drôle pour vous…
Oui, c’était vraiment ennuyant mais en même temps, les
autres étaient intimidés et ils disaient, « Oh mince, il faut que je réfléchisse
à mon personnage . Ce mec est bizarre »(rires).
Qu’est
ce que vous auriez aimer faire si vous n’aviez pas été acteur ?
Je voulais être pianiste et jouer dans les bars.
En en
parlant, vous avez composé pour la bande son de Twilight
Mais elles n’ont pas été écrites pour le film. La réalisatrice
Catherine Hardwicke a écouté un de mes CD. Je ne sais pas comment elle se l’est
procuré. Elle a mit les musiques dont l’une à un moment très important. Et elle
m’a dit : « Je vais les mettre dans le film » et je pensais qu’elles seraient
seulement en fond sonore mais on les entend bien. Et cela rend très bien.
J’étais surpris. Et puis je les ai ré-enregistrer alors que je ne me voyais
jamais faire ça. C’est effrayant mais c’est génial !
Jouer
du piano est également un exercice solitaire ce qui rejoint ce que vous nous
disiez auparavant .
Oui, vous avez raison. C’est ce que je voulais faire de ma
vie avant de jouer la comédie. Jouer dans un restaurant dans le sud de la
France. J’y suis allé en vacances une fois et j’ai vu ce type en costume et il
jouait. Il était un peu négligé. Il y avait un verre de whisky sur le piano et
il était assis là, on avait l’impression qu’il était déprimé et je me suis dit :
« C’est la chose la plus cool que j’ai jamais vu ». Et j’ai joué dans quelques
restaurants à Londres pendant quelques années et c’est une des choses les plus
sympas que j’ai fais. Je trouve que ça a un côté thérapeutique. C’est une des
choses les plus relaxantes qui existe. Même avec mon père, quand j’avais des
problèmes à l’école et que mon père rentrait du travail, je m’assurais d’être en
train de jouer comme ça je ne me faisais pas crier dessus !
Qu’est
ce que vous aimez dans le fait de jouer la comédie ?
Vous regardez Vol au dessus d’un nid de coucou ou
autre chose et vous quittez le cinéma, votre manière de marcher à changer. Ca
vous donne une sorte de confiance de simplement regarder quelque chose qui
déteint sur vous. J’aime être capable de créer quelque chose dans un film, en
jouant la comédie, être quelqu’un que vous voudriez être. C’est le seul moyen
par lequel vous pouvez arriver à quelque chose. J’aime le fait de pouvoir créer
ce que vous voudriez être en y réfléchissant. C’est une des choses que j’aime et
en plus on peut faire semblant de tirer avec une arme et des trucs comme ça.
Est-ce
que vous admirez un acteur en particulier ?
J’aime James Dean. J’ai vu ces films récemment mais il est
génial. J’ai toujours adoré Jack Nicholson. J’aime généralement les vieux films
des années 70.
Est-ce
que vous voulez continué à jouer la comédie ou est ce que vous vous voyez bien
être un chanteur/interpréte ?
Je veux bien sûr continuer de jouer la comédie pendant un
moment car c’est agréable de passer du statut de total inconnu au succés. C’est
bien d’être au même niveau que les autres, de se battre pour des rôles et ça
n’arrive pas souvent. Ce serait un peu idiot d’envoyer valser tout ça. Dans ma
tête en tout cas, je pense travailler pendant 5 ans sans m’arrêter, je n’ai pas
vraiment envie de vacances.
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